Giverny · Art, jardins et héritages

Musée des Impressionnismes Giverny : que voir autour de Monet ?

À quelques pas de la maison de Claude Monet, ce musée raconte moins un homme seul qu’un écosystème : les peintres venus à Giverny, le jardin comme atelier, l’impressionnisme américain, Bonnard, Caillebotte, le Japon et les artistes contemporains qui prolongent encore la révolution des Nymphéas.

Voici le parcours à suivre, les œuvres et artistes à repérer, la différence avec la Fondation Monet, les images à garder en tête et le meilleur itinéraire pour consacrer une journée entière à Giverny.

Réponse courte

Que faut-il voir au Musée des Impressionnismes Giverny ?

Cherchez d’abord le dialogue entre Monet et ceux qui ont peint après lui : le musée est un lieu d’expositions, de collection et de transmission, pas une seconde maison de Monet.

Le Musée des Impressionnismes Giverny vaut la visite pour une raison précise : il élargit Monet. La Fondation Claude Monet permet d’entrer dans le lieu de vie, l’atelier et les jardins du peintre ; le musée, lui, replace cette aventure dans une histoire plus vaste. On y comprend comment Giverny est devenu un foyer artistique international, comment le jardin impressionniste a nourri d’autres peintres et comment la liberté des Nymphéas a préparé des gestes modernes et contemporains.

Le parcours idéal commence par l’exposition du moment, car la programmation constitue le cœur vivant du lieu. Il faut ensuite chercher les œuvres de la collection qui éclairent Monet par proximité ou par contraste : Nymphéas avec rameaux de saule, déposé au musée, les artistes de la colonie de Giverny, Blanche Hoschedé-Monet, Pierre Bonnard, Gustave Caillebotte, Eugène Boudin, les photographes du jardin et les œuvres japonaises de Hiramatsu Reiji.

Enfin, ne quittez pas le site sans parcourir son propre jardin. Il ne copie pas celui de Monet : sa géométrie, ses chambres monochromes et sa prairie fleurie proposent une lecture contemporaine de la couleur. C’est ce contraste entre deux jardins très proches — l’un conçu par un peintre à la fin du XIXe siècle, l’autre par un paysagiste et un architecte au XXe siècle — qui rend la journée particulièrement riche.

Comprendre le lieu

Un musée autour de l’impressionnisme, pas seulement de Monet

Sa vocation couvre l’impressionnisme, le postimpressionnisme et leurs prolongements jusqu’à l’art contemporain.

01

Des expositions qui changent le regard

La programmation alterne monographies et thèmes : jardins, japonisme, impressionnisme américain, artistes proches de Monet et héritages modernes.

02

Une collection en croissance

Depuis 2009, achats, dons et dépôts ont constitué un ensemble de plus de 250 œuvres, accompagné d’archives et de lettres autographes.

03

Giverny comme foyer international

Le village attire des artistes français et étrangers. Le musée montre que Giverny fut un laboratoire collectif, et non le décor privé d’un seul maître.

04

Un pont vers le XXe siècle

Des Nabis au nihonga, de la photographie à l’art contemporain, le musée suit les transformations du paysage, de la couleur et du vivant.

Parcours conseillé

Dans quel ordre visiter le musée ?

Suivez un mouvement simple : Monet, la communauté de Giverny, les peintres-jardiniers, puis les héritages japonais et contemporains.

Nymphéas de Claude Monet, point de départ du parcours à Giverny
Étape 1 · Le centre de gravité

Commencer par Monet et les Nymphéas

Repérez les œuvres de Monet présentes dans l’exposition ou la collection, notamment Nymphéas avec rameaux de saule lorsqu’il est exposé. Ce grand tableau de 1916-1919 résume l’enjeu de Giverny : l’eau ne reflète plus simplement le paysage, elle absorbe le ciel, les branches, les fleurs et le regard du spectateur.

Ne cherchez pas d’abord une scène descriptive. Observez la disparition de l’horizon, les différences de densité entre la végétation et l’eau, puis la manière dont les rameaux suspendus donnent une direction à la surface. Monet transforme le jardin réel en espace pictural sans limites nettes.

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Les Coquelicots de Pierre Bonnard, héritage coloré de Monet
Étape 2 · Le cercle de Giverny

Voir les amis, voisins et visiteurs

Blanche Hoschedé-Monet, Theodore Butler, Mary Colman Wheeler ou John Leslie Breck montrent que Giverny fut aussi une communauté. Comparez leurs jardins, figures et paysages avec ceux de Monet.

Voir les paysages impressionnistes →
Massif de fleurs dans le jardin du Petit Gennevilliers de Gustave Caillebotte
Étape 3 · Peintres-jardiniers

Caillebotte, Bonnard et le jardin construit

Le jardin n’est pas un simple sujet agréable. Chez Caillebotte comme chez Bonnard, il est composé, cultivé, cadré et transformé en expérience de couleur.

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Marée montante à Deauville par Eugène Boudin
Étape 4 · Avant et après Monet

Boudin, Japon, photographie et art contemporain

Remontez vers Boudin et le plein air, puis avancez vers le nihonga, la photographie et les artistes contemporains. Le musée montre une histoire faite de transmissions, pas une rupture isolée.

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À repérer

Les œuvres et ensembles qui donnent sa personnalité au musée

Leur présence dans les salles dépend des expositions. Cette liste sert de boussole pour lire la collection et poser les bonnes questions.

Œuvre ou ensemble Pourquoi c’est important Ce qu’il faut regarder Le lien avec Monet
Claude Monet, Nymphéas avec rameaux de saule, 1916-1919 Un dépôt majeur qui incarne la dernière période de Giverny. L’horizon effacé, les rameaux suspendus, la surface devenue presque abstraite. Le jardin d’eau comme monde pictural total.
Gustave Caillebotte, Parterre de Marguerites, vers 1893 Une œuvre monumentale conçue comme un décor floral enveloppant. La répétition, le rythme décoratif et l’absence d’espace traditionnel. Un autre peintre-jardinier qui transforme la culture des fleurs en peinture moderne.
Pierre Bonnard, La Seine à Vernon, 1915 Une vision de la vallée proche de Giverny, filtrée par la mémoire et la couleur. La profondeur instable, les masses colorées et le paysage moins descriptif qu’émotionnel. Bonnard admire Monet et prolonge l’idée d’une nature reconstruite par la sensation.
Blanche Hoschedé-Monet, Lupins et pavots La belle-fille de Monet fut aussi peintre et gardienne de Giverny. Les verticales florales, la lumière claire et la proximité avec le jardin familial. Une relation directe entre vie quotidienne, transmission et pratique impressionniste.
John Leslie Breck, La Ferme, 1887-1891 Un repère pour comprendre la colonie américaine de Giverny. Le regard étranger porté sur le paysage normand et l’assimilation du plein air français. Monet devient un pôle d’attraction international, même sans diriger une école.
Eugène Boudin, Deauville, le bassin, 1884 Boudin rappelle l’apprentissage normand de Monet et la peinture des atmosphères. Le ciel, l’humidité, les voiles et la rapidité du regard. Il encourage le jeune Monet à peindre dehors et à observer les variations de lumière.
Hiramatsu Reiji, Giverny, l’étang de Monet, couleurs de printemps, 2015 Une œuvre majeure du fonds de nihonga contemporain. Les matières minérales, l’or, le diptyque et la réinterprétation japonaise du bassin. Le japonisme de Monet revient vers le Japon sous une forme renouvelée.
Photographies de Bernard Plossu, Olivier Mériel et Jean Gaumy Le jardin devient archive, expérience du temps et terrain photographique. Les saisons, les détails, les passages et l’écart entre lieu historique et jardin vivant. Photographier Giverny revient à mesurer ce qui subsiste du regard de Monet.

Autour de Monet

Les cinq dialogues à chercher pendant la visite

Chaque artiste éclaire une dimension différente de Monet : apprentissage, communauté, jardin, couleur ou postérité.

Marée montante à Deauville par Eugène Boudin
Eugène Boudin

Avant Monet : apprendre l’air

Boudin apprend au jeune Monet que le ciel, le vent et l’humidité peuvent devenir des sujets à part entière. À Giverny, sa présence rappelle que toute révolution possède une généalogie.

Jardin du Petit Gennevilliers peint par Gustave Caillebotte
Gustave Caillebotte

Le jardin comme construction

Caillebotte cultive, collectionne, soutient ses amis et peint son jardin. Ses parterres montrent comment une fleur devient rythme, surface décorative et architecture colorée.

Les Coquelicots de Pierre Bonnard
Pierre Bonnard

Après l’impression : la mémoire

Bonnard ne copie pas l’instant. Il laisse la couleur mûrir dans la mémoire. Son lien avec Monet permet de passer de la sensation immédiate à une nature intérieure.

Nénuphars et Pont japonais de Claude Monet
Hiramatsu Reiji

Le Japon regarde Giverny

Le nihonga de Hiramatsu Reiji ne se contente pas de rendre hommage à Monet. Il transforme le bassin avec ses propres matériaux, formats et traditions japonaises.

Nymphéas de Claude Monet et héritage dans l'art moderne
Art moderne et contemporain

Le jardin devient un langage

De l’abstraction à la photographie et au design, les héritiers de Monet retiennent moins le motif des fleurs que sa capacité à créer un environnement de couleur.

Meules de foin à Giverny peintes par Claude Monet
La colonie de Giverny

Un village devenu atelier international

Les artistes américains et européens découvrent les meules, les fermes, les vergers et les bords de Seine. Le village forme un paysage partagé, mais chacun y construit son propre regard.

Galerie de regard

Les images à garder en tête autour de Giverny

Ces reproductions ne remplacent pas les œuvres exposées : elles permettent de relier le musée aux grands motifs de Monet et aux artistes présents dans son orbite.

Le Bassin aux Nymphéas, harmonie verte de Claude Monet
Giverny · jardin d’eau

Le Bassin aux Nymphéas, harmonie verte

Le pont organise encore l’espace, tandis que les reflets et la végétation commencent à absorber la profondeur.

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Nymphéas de Claude Monet
Dernier Monet

Nymphéas

L’eau devient une surface totale où fleurs, ciel et profondeur coexistent sans ligne d’horizon stable.

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Nénuphars et Pont japonais de Claude Monet
Japonisme

Nénuphars et Pont japonais

Le motif idéal pour comprendre comment Monet assemble jardin anglais, références japonaises et invention personnelle.

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Meules de foin à Giverny par Claude Monet
Giverny rural

Meules à Giverny

Avant le bassin, les champs proches de la maison fournissent à Monet ses grands laboratoires de lumière et de série.

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Les Pommiers en fleurs de Claude Monet
Verger

Les Pommiers en fleurs

La floraison permet de regarder les blancs, les roses et l’air qui circule entre les branches.

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Champ de coquelicots par Claude Monet
Champ fleuri

Coquelicots

Les ponctuations rouges transforment le paysage en rythme : une idée reprise jusque dans la prairie fleurie du musée.

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Massif de fleurs de Gustave Caillebotte
Caillebotte

Massif de fleurs

Le peintre-jardinier pense le parterre comme une composition, presque comme une toile déjà plantée dans le sol.

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Les Coquelicots de Pierre Bonnard
Bonnard

Les Coquelicots

La couleur s’éloigne de l’impression immédiate et devient souvenir, vibration et matière affective.

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Marée montante à Deauville par Eugène Boudin
Boudin · Normandie

Marée montante à Deauville

Avant les jardins de Monet, il y a l’école du ciel : peindre vite, dehors, au rythme de l’atmosphère normande.

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Jeux d'eau de Pierre Bonnard
Eau et mémoire

Jeux d’eau

Une autre manière de faire circuler les figures, les reflets et la couleur dans un espace vivant.

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Jardin en fleurs à Sainte-Adresse par Claude Monet
Avant Giverny

Jardin en fleurs

Bien avant son installation dans l’Eure, Monet expérimente déjà la rencontre entre jardin ordonné et lumière mobile.

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Pont japonais tardif de Claude Monet
Vision tardive

Le Pont japonais

Le pont devient une bande de couleur dans une végétation dense : le souvenir du jardin compte autant que sa description.

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Deux jardins, deux expériences

Le jardin du musée n’est pas le jardin de Monet

Les deux lieux sont voisins et complémentaires, mais leur histoire, leur forme et leur fonction sont différentes.

Jardin du Musée des Impressionnismes

Créé en 1992 par le paysagiste Mark Rudkin avec l’architecte Philippe Robert, il accompagne l’architecture du musée. Plus de 22 000 fleurs y composent une promenade structurée.

  • Allée centrale et petites haies qui dissimulent progressivement les parterres.
  • Chambres monochromes roses, jaunes, bleues, noires et blanches.
  • Espaces thématiques consacrés aux roses et aux plantes aromatiques.
  • Prairie fleurie d’environ 2 000 m², avec coquelicots et meules au fil des saisons.
  • Dialogue régulier avec des œuvres et installations contemporaines.

À regarder : comment une couleur isolée change la perception des couleurs voisines, exactement comme dans une série de tableaux.

Maison et jardins de Claude Monet

Monet s’installe à Giverny en 1883, achète la propriété en 1890 et transforme progressivement le Clos normand puis le jardin d’eau en instruments de peinture.

  • Maison rose, salle à manger jaune, cuisine bleue et collection d’estampes japonaises.
  • Clos normand organisé autour de l’allée centrale et des floraisons saisonnières.
  • Bassin alimenté par un bras de l’Epte, nymphéas et pont japonais.
  • Lieu de vie, de jardinage, de réception et de travail pendant plus de quarante ans.
  • Source directe des séries de Nymphéas et des grandes décorations de l’Orangerie.

À regarder : l’écart entre le jardin réel, mobile et tridimensionnel, et les cadrages que Monet construit sur la toile.

Itinéraire complet

Comment organiser une journée autour de Monet à Giverny ?

L’ordre le plus fécond consiste à recevoir d’abord les clés historiques au musée, puis à entrer dans le jardin réel de Monet.

10 h

Musée des Impressionnismes

Commencez par l’exposition temporaire et la sélection de collection. Prévoyez environ 1 h 15 à 1 h 45 selon votre intérêt pour les textes et les œuvres.

11 h 30

Jardin du musée

Parcourez les chambres de couleurs et la prairie. Ce moment prépare idéalement le regard avant les jardins de Monet.

13 h

Pause dans le village

Déjeunez puis marchez rue Claude-Monet. Le village aide à comprendre la proximité entre lieux de vie, ateliers, hôtels et paysages.

14 h 30

Fondation Claude Monet

Consacrez 1 h 30 à 2 h à la maison, au Clos normand et au jardin d’eau. Réservez en ligne lorsque la fréquentation est forte.

Si vous ne disposez que d’une demi-journée, choisissez selon votre priorité. Pour voir le lieu de vie de Monet et le célèbre bassin, privilégiez la Fondation. Pour découvrir des œuvres, une exposition construite et la postérité de l’impressionnisme, privilégiez le musée. Les deux ne sont pas interchangeables.

La saison modifie profondément l’expérience. Le printemps favorise les floraisons fraîches et les verts clairs ; juin et juillet donnent une impression d’abondance ; la fin d’été offre des feuillages plus denses ; l’automne transforme les rapports entre fleurs tardives, rousseur des arbres et lumière basse. Le musée permet justement de comprendre que ces variations ne sont pas un simple décor : elles constituent la matière même de la peinture de Monet.

Préparer la visite

Accès, durée et programme : les informations utiles

Les expositions et périodes d’ouverture changent. Vérifiez toujours les pages officielles avant d’acheter vos billets et de réserver votre transport.

Repères pratiques

  • Adresse : 99 rue Claude Monet, 27620 Giverny.
  • Train : gare de Vernon-Giverny depuis Paris Saint-Lazare ou Rouen, puis navette, taxi ou vélo.
  • Distance : la gare se trouve à environ 6 km du musée.
  • En voiture : accès par l’A13 ; des parkings gratuits sont indiqués à l’entrée du village.
  • Accessibilité : musée, jardin, restaurant, boutique et auditorium sont annoncés accessibles aux personnes en fauteuil roulant.
  • Durée conseillée : environ 1 h 30 pour le musée et son jardin, davantage si vous suivez une visite ou lisez le parcours en détail.

Les tarifs, horaires précis, dates de fermeture entre deux expositions et conditions de visite peuvent évoluer. La page officielle reste la référence.

Programme 2026

Du 17 juillet au 1er novembre 2026, le musée annonce l’exposition Invitation à Daniel Buren, « Plantations » : travaux in situ, 2026 / Collections. L’intervention relie couleur, architecture, jardin et présentation de la collection.

Consulter le programme actuel →

Le musée est un lieu saisonnier rythmé par ses expositions. Une fermeture temporaire des galeries peut avoir lieu pendant les changements d’accrochage.

Questions fréquentes

Bien préparer le Musée des Impressionnismes Giverny

Les réponses essentielles avant de combiner musée, jardin et maison de Monet.

Le Musée des Impressionnismes Giverny est-il la maison de Monet ?

Non. Le musée organise des expositions et conserve une collection consacrée à l’impressionnisme et à ses héritages. La maison et les jardins de Monet sont gérés séparément par la Fondation Claude Monet, quelques minutes plus loin dans la même rue.

Y a-t-il toujours des tableaux de Monet exposés ?

La présentation varie selon les expositions, les prêts et les rotations. Le musée conserve ou accueille notamment un dépôt de Nymphéas avec rameaux de saule, mais il faut consulter le programme et les informations de l’exposition en cours pour savoir quelles œuvres sont visibles le jour de la visite.

Quelles sont les œuvres les plus importantes de la collection ?

Parmi les repères majeurs figurent Nymphéas avec rameaux de saule de Monet, Parterre de Marguerites de Caillebotte, La Seine à Vernon de Bonnard, des œuvres de Blanche Hoschedé-Monet, Boudin et John Leslie Breck, ainsi que le fonds de nihonga de Hiramatsu Reiji.

Combien de temps prévoir pour le musée ?

Prévoyez environ 1 h 15 à 1 h 45 pour les galeries et 30 minutes supplémentaires pour le jardin. Une journée entière est recommandée si vous ajoutez la maison et les jardins de Claude Monet.

Peut-on visiter le musée et la Fondation Monet le même jour ?

Oui, c’est même la meilleure manière de comprendre Giverny. Réservez des créneaux suffisamment espacés, surtout en haute saison, afin de garder du temps pour le jardin du musée, le village et une pause déjeuner.

Le jardin du musée est-il gratuit ?

Les conditions d’accès peuvent dépendre de la saison, des événements et du billet choisi. Vérifiez les informations officielles au moment de votre visite.

Le musée est-il accessible en fauteuil roulant ?

Le musée indique que ses galeries, son jardin, le restaurant, la boutique et l’auditorium sont accessibles aux personnes en fauteuil roulant. Des dispositifs spécifiques sont aussi proposés pour différents handicaps.

Quelle collection de reproductions choisir après la visite ?

Commencez par Monet à Giverny, puis explorez les Nymphéas, le Pont japonais, les Meules et les peintures de jardins.

Dix œuvres emblématiques

Les 10 œuvres les plus connues du musée à garder en mémoire

Cette sélection réunit les chefs-d’œuvre et ensembles les plus représentatifs de la collection. Leur exposition peut varier selon les prêts, les rotations et la programmation temporaire.

Claude Monet, Nymphéas avec rameaux de saule, Musée des Impressionnismes Giverny
1Claude Monet · 1916-1919

Nymphéas avec rameaux de saule

Le grand repère monétien du musée. La rive disparaît, l’eau devient une surface totale et les rameaux suspendus organisent une vision presque abstraite du bassin.

Paris, lycée Claude-Monet, dépôt au musée · © Paris, lycée Claude-Monet / photo Jean-Charles Louiset.

Notice officielle →
Gustave Caillebotte, Parterre de Marguerites, Musée des Impressionnismes Giverny
2Gustave Caillebotte · vers 1893

Parterre de Marguerites

Ce décor monumental transforme la fleur en rythme enveloppant. La perspective traditionnelle s’efface devant une surface répétitive, lumineuse et presque immersive.

Musée des Impressionnismes Giverny · photo François Doury.

Notice officielle →
Pierre Bonnard, La Seine à Vernon, Musée des Impressionnismes Giverny
3Pierre Bonnard · 1915

La Seine à Vernon

Bonnard reconstruit la vallée proche de Giverny par la couleur et la mémoire. Le paysage devient moins un relevé topographique qu’une expérience intérieure.

Musée des Impressionnismes Giverny · photo Jean-Michel Drouet.

Notice officielle →
Eugène Boudin, Deauville le bassin, Musée des Impressionnismes Giverny
4Eugène Boudin · 1884

Deauville, le bassin

Le ciel, l’eau et les voiles rappellent le rôle décisif de Boudin dans la formation de Monet. Ici, l’atmosphère compte davantage que l’anecdote portuaire.

Musée des Impressionnismes Giverny · photo Jean-Charles Louiset.

Notice officielle →
Blanche Hoschedé-Monet, Lupins et pavots, Musée des Impressionnismes Giverny
5Blanche Hoschedé-Monet

Lupins et pavots

Peintre, belle-fille de Monet et gardienne de Giverny, Blanche traduit le jardin familial avec une touche claire et des verticales florales pleines de mouvement.

Collection du village de Giverny, dépôt au musée · photo Jean-Charles Louiset.

Notice officielle →
John Leslie Breck, La Ferme, Musée des Impressionnismes Giverny
6John Leslie Breck · 1887-1891

La Ferme

Cette toile incarne la colonie américaine installée autour de Monet. La ferme normande devient le terrain d’une appropriation internationale du plein air.

Musée des Impressionnismes Giverny, don Terra Foundation for American Art · photo Jean-Charles Louiset.

Notice officielle →
Hiramatsu Reiji, Giverny l'étang de Monet couleurs de printemps
7Hiramatsu Reiji · 2015

Giverny, l’étang de Monet, couleurs de printemps

Le diptyque réinterprète le bassin avec les pigments minéraux et les traditions du nihonga. Le Japon rêvé par Monet revient regarder Giverny.

© Hiramatsu Reiji / Musée des Impressionnismes Giverny · photo Takemi Art Photos.

Notice officielle →
Maurice Denis, Soleil blanc sur les blés, Musée des Impressionnismes Giverny
8Maurice Denis · vers 1914

Soleil blanc sur les blés

Le peintre nabi simplifie le champ en masses colorées et en lumière décorative. L’œuvre montre comment la leçon impressionniste change au début du XXe siècle.

Musée des Impressionnismes Giverny, don Claire Denis · photo Jean-Charles Louiset.

Notice officielle →
Paul Signac, Barfleur, Musée des Impressionnismes Giverny
9Paul Signac · 1931

Barfleur

Ce carton préparatoire rappelle que la Normandie demeure un laboratoire de lumière après Monet. Le lavis condense le port en structure et en valeurs.

Musée des Impressionnismes Giverny · photo Patrice Schmidt.

Notice officielle →
Édouard Dantan, Plate à Villerville marée basse, Musée des Impressionnismes Giverny
10Édouard Dantan · 1881

Plate à Villerville, marée basse

Le petit panneau associe observation précise, côte normande et lumière changeante. Il élargit la visite au paysage maritime qui nourrit l’impressionnisme.

Musée des Impressionnismes Giverny · photo Jean-Charles Louiset.

Notice officielle →

À savoir : les images et crédits ci-dessus proviennent des pages officielles du Musée des Impressionnismes Giverny. Les œuvres ne sont pas nécessairement exposées simultanément ; l’accrochage dépend des expositions, des prêts et des rotations de conservation.

Le lieu en photographies

À quoi ressemble réellement le Musée des Impressionnismes Giverny ?

Le bâtiment se fond dans la colline : hall vitré, couloirs ouverts sur la nature, entrée discrète et jardin construit comme une succession de tableaux.

Hall réel du Musée des Impressionnismes Giverny
Le hall vitréLa transparence fait entrer le jardin dans l’architecture.Photo officielle © François Guillemin — Musée des Impressionnismes Giverny.
Entrée réelle du Musée des Impressionnismes Giverny
L’entrée du muséeUne présence volontairement discrète dans le village.Photo officielle © François Guillemin — Musée des Impressionnismes Giverny.
Couloir intérieur réel du Musée des Impressionnismes Giverny
Circulation et lumièreLes passages relient salles, paysage et ouvertures verticales.Photo officielle © François Guillemin — Musée des Impressionnismes Giverny.
Architecture intérieure du Musée des Impressionnismes Giverny
Une architecture effacéeBois, perspectives et lumière douce accompagnent la déambulation.Photo officielle © François Guillemin — Musée des Impressionnismes Giverny.
Jardin réel du Musée des Impressionnismes Giverny
Le jardin du muséeChambres de couleurs, haies et floraisons composent un paysage contemporain.Photo officielle © François Guillemin — Musée des Impressionnismes Giverny.

Photographies reproduites depuis les pages officielles consacrées à l’architecture du musée et à son jardin. Crédit : François Guillemin.

À Giverny, Monet est le point de départ — jamais la limite.

Le musée permet de voir comment un jardin privé devient un paysage international, comment l’impressionnisme traverse Bonnard, Caillebotte, le Japon et la photographie, et pourquoi les Nymphéas continuent d’agir sur les artistes bien après 1926.

Explorer Giverny en peinture

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